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Un total de 30 nouveaux prisonniers de conscience a rejoint les prisons cubaines pendant 2005, soit un total de 330 opposants et journalistes cubains, selon le porte-parole de “Cuba Démocratie”, Miguel Angel García Puñales, sur la base d’un document intitulé « Rapport sur la situation des Droits de l’homme à Cuba en 2005 ».
Ce texte, élaboré à partir des informations transmises par des groupes de l’intérieur de l’île comme la “Commission cubaine des Droits de l’homme et Réconciliation Nationale” d’Elizardo Sanchez, ou “l’Assemblée pour Promouvoir la Société Civile”, de marta Béatriz Roque, indique que 2005 « a été la pire depuis plus de une décennie, quant au respect aux Droits de l’homme » à Cuba.
Outre l’augmentation de prisonniers de conscience et l’absence cette année d’élargissements par « licence extra-pénale » — il y a en avait eu 14 en 2004, dont le célèbre poète et journaliste Raul Rivero–, environ 400 jeunes ont été arrêtés sans motif apparent au début de 2005 a rappelé García Puñales.
« Quand a commencé la vague répressive à Cuba, en 2003, il y avait quelque 300 prisonniers de conscience, et en 2005, à travers des subterfuges légaux, 30 autres personnes se sont transformées en prisonniers de conscience (…). En outre, au début de 2005 on a emprisonné 400 jeunes pour différer du Gouvernement d’une certaine manière, par la manière de s’habiller ou parce qu’un policier les a considérés dangereux ou suspects de pouvoir commettre des crimes dans le futur », a indiqué García Puñales.
« Cette augmentation nette quant au nombre de personnes qui sont soumises à des condamnations pour motifs politiques est cohérente avec l’aggravation soutenue de la situation des droits civils, politiques et économiques à Cuba, spécialement pendant l’année 2005 où ont été condamnés ou jugées 53 autres personnes pour motifs politiques, 13 dans le premier semestre et 40 pendant la seconde moitié de l’année », a t’il ajouté.
Selon García Puñales , depuis le discours du 26 juillet 2005 de Fidel Castro « il s’est avéré évident qu’on accordait « un feu vert » à la reprise systématique « des actes de répudiation », lesquels constituent une forme para policière de répression de violence et d’intimidation contre des dissidents pacifiques qui osent exprimer leur désaccord avec la situation qui règne au Cuba, spécialement en matière de droits civils, politiques et économiques ».
400 JEUNES EMPRISONNÉS
Selon Cuba Démocratie, « suite à une véritable opération de « nettoyage social » autour de 400 adolescents et jeunes ont été emprisonnés entre janvier et avril de cette année et condamnés, sous l’accusation de « danger pre délictueux », à des peines jusqu’à quatre années de prison ».
Le code pénal cubain permet en vertu de la “ley de peligrosidad” (loi de la dangerosité)
d’envoyer en prison n’importe qui pour “comportement contraire à la morale socialiste”.
« Presque la totalité de ces adolescents et jeunes sont internés dans les prisons du Combiné de l’Est, Ivanov, le Pitirre, Toledo et Valle Grande, toutes situées dans les environs de La Havane ».
“Nous offrons d’opérer 150.000 Américains pauvres qui n’ont pas l’argent pour se soigner la vue”, a déclaré Castro à la télévision cubaine, pendant un programme dans lequel il a critiqué le gouvernement de George W. Bush.
Fidel Castro a aussi offert l’envoi d’un avion cubain pour transporter les patients américains de la Floride vers Cuba.
L’offre est selon Cuba ”pour ces citoyens pauvres des USA, de toutes croyances, de toute pensée, de toute ethnie qui ont besoin de venir à Cuba pour être opéré de la vue ”.
” Je me demande si ils vont les autoriser à venir ou leur mettre une amende de $100.000 ou je ne sais combien pour venir être opéré à Cuba, ou s’ils préfèrent qu’ils restent des aveugles ”, a insisté Castro.
D’autre part, le président de Cuba depuis 1959, a signalé hier que les ”mercenaires” , terme qui désigne les dissident dans le langage du régime de La Havane, “n’obtiendront rien par la force dans ce pays”.
Fidel Castro s’est brièvement référé aux 75 dissidents condamnés au printemps de 2003 pour insister sur le fait que sont ”des traîtres, mercenaires au service de l’empire ” et qu’ils ” sont sortis de prison chaque fois qu’ils ont un problème de santé ”, en allusion aux 14 qui ont été libérés avec des « licences extrapenales ».
Depuis une semaine, des panneaux électroniques installés au cinquième étage de la façade de la mission américaine à la Havane diffusent des extraits de déclarations de Martin Luther King et de la Déclaration universelle des droits de l’Homme, dont Cuba est signataire.
Fidel Castro a qualifié ces messages de «provocations».
Il y a plus d’un an, Cuba avaient installé devant la mission américaine des panneaux montrant des photographies de détenus torturés à la prison irakienne d’Abou Ghraib avec la mention «Made in USA».
Dans la guerre des nerfs qui dure depuis 1960 entre Cuba et les Etats Unis, il n’y aura guère eu de répit.
le régime Cubain a fait de l’embargo américain (qualifié un peu excessivement à Cuba de “bloqueo” ou blocus) le leitmotiv de sa propagande. Il ne se passe guère plus de 24 heures sans que la presse ou qu’un responsable politique n’évoque la responsabilité de l’embargo pour justifier les piètres résultats de l’économie cubaine. Le gouvernement à estimé en 1995 que le coût cumulé de l’embargo depuis son entrée en vigueur en 1961 correspondait à une dépense supplémentaire de 60 milliards de dollars. “Même si ce chiffre est vrai, ce qui est possible, fait observer un économiste dissident, il est compensé par l’aide soviétique qui a représente au moins 40 milliards de dollars, depuis plus de 20 ans.”
“Les Américains, devraient les mettre à l’intérieur, pas à l’extérieur”, a déclaré le «lider maximo» lors d’une allocution télévisée longue de trois heures.
Il a estimé qu’avec le scandale des prisonniers détenus à Guantanamo et dans d’autres prisons américains, les Etats-Unis n’avaient aucune leçon à donner.
La manifestation de mardi coïncidera avec la parution devant un tribunal américain de l’exilé cubain Luis Posada Carriles, opposant à Fidel Castro détenu aux Etats-Unis pour immigration illégale.
thailande-fr.com Le trafic total à travers l’aéroport international de Phuket (PIA) pour le 1er semestre 2011 a atteint 4,27 millions de passagers, mettant à rude épreuve les capacité d’accueil de l’aéroport

Excerpt from:
Phuket victime de son succès
La coupure du courant généralisée qui a laissé les 2.1 millions d’habitants de La Havane, sans électricité pendant plus de huit heures, a commencé peu après le lever du jour.
Une note officielle lue à la télévision étatique a attribué la coupure d’électricité aux forts vents qui ont frappé la ville depuis mercredi , à l’humidité importante et à la poussière accumulée dans les installations d’approvisionnement, les câbles et les postes électriques.
La coïncidence de ces circonstances, a ajouté la note officielle, a créé une situation « plus défavorable dans le réseau, malgré l’effort de dizaines de brigades qui ont été mobilisées depuis le début ».
La situation, a informé une autre note officielle, a obligé à suspendre la comparution du président de Cuba, Fidel Castro, prévue dans le programme de la télévision d’Etat, “la Table ronde informative”.
La coupure du courant généralisée s’est produite peu après l’inauguration par Fidel Castro d’ un nouveau système électrique sur la base de générateurs d’urgence dans la région de Pinar del Rio.
L’utilisation de ces générateurs sera étendue dans les mois prochains à d’autres provinces du pays pour pallier les problèmes graves du réseau électrique, provoqués par des centrales utilisant une technologie désuète héritée du bloc soviétique disparu.
Fidel Castro a déclaré 2006 comme l’année de la “révolution énergétique” à Cuba, et a annoncé que le nouveau modèle permettra d’économiser un milliard de dollars par an.
Les coupures du courant, très fréquentes à Cuba, ont obligé à la fermeture temporaire d’entreprises et au changement des horaires de travail et éducatifs dans l’île durant les dernières années.
La révolution qui a portée au pouvoir Fidel Castro en 1959 fetera en 2005 son 47e anniversaire avec un éventail de promesses populaires jamais réalisées et les indices d’émigration les plus hauts de toute son histoire, bien que les statistiques officielles assurent que l’économie cubaine a crû de 11.8 pour cent. L’année 2005 se termine avec des chiffres d’émigration illégale depuis l’île seulement comparables avec l’exode des balseros de 1994 et celui de Mariel en 1980.
Le Service des Garde-côtes des Etats-Unis a intercepté en haute mer 2.866 immigrants cubains clandestins, tandis que plus de 2.000 ont obtenu de prendre pied sur le territoire américain.
Les données de la police des Frontalière américaine indiquent que pendant la période qui a courru jusqu’en septembre 2005, ils ont vu arriver 2.530 Cubains par les côtes de la Floride et 7.610 l’ont fait par les frontières du Mexique et du Canada, les deux chiffres constituant un record pour la décennie.
La tendance croissante à l’éxil des Cubains s’ est réaffirmée dans les derniers trois mois de cette année: 714 ont obtenu de fouler la terre ferme, en majorité par des opérations de contrebande humaine. Si on ajoute les 2.400 cubains retenus au Mexique comme voyageurs potentiels aux USA, et environ 300 qui ont voyagé au Honduras en utilisant la ”route du sud”, les perspectives de contrôler la diáspora du peuple cubain semblent irréalisables à court terme.
Avec les effets d’une sécheresse sévère, la population a dû faire face au passage dévastateur des ouragans Dennis et Wilma, qui ont provoqué officiellement des pertes de plus de 2 milliards de dollars, avec milliers de maisons partiellement détruites.
L’industrie sucrière a été virtuellement déclarée morte par Castro en reconnaissant que la récolte de 1.3 million de tonnes a été la plus mauvaise depuis 1908, quand la production avait atteint les 900.000 tonnes. ”Le sucre ne reviendra plus dans ce pays, il appartient au temps de l’esclavage” a déclaré Castro.
Enthousiasmé par les hauts prix du nickel, les accords signés avec la Chine et le soutien du pétrole vénézuélien, le gouvernement cubain a décidé de continuer le démantèlement des timides réformes économiques qui ont servi de palliatif à la crise des années 90, connue comme “période spéciale”. Castro a proclamé ”la libération monétaire ”du dollar et il a imposé par décret deux ré-évaluations du peso convertible, en même temps qu’il a mis en oeuvre des augmentations dans les salaires, pensions et versements de la sécurité sociale pour 1.5 million de citoyens, mais uniquement en pesos cubains.
Les renforcements des contrôles étatiques dans la sphère économique ont été accompagnés de nouvelles poussées propagandistes, avec des promesses de distribution de marmites pour cuire le riz et d’ampoules fluorescentes pour arrêter le gaspillage d’énergie. L’enfant Elián González, transformé en icone des triomphes révolutionnaires, a prononcé son premier discours devant la Tribune Antimperialiste à La Havane, publié dans le quotidien du parti communiste Granma .
Un nouveau chef du Bureau d’Intérêts des USA à La Havane, Michael Parmly, remplace James Cason, fortement attaqué par le régime. Après avoir qualifié son comportement initial de “respectueux”, Castro l’a récemment qualifié de « bandidito » (petit bandit).
De son côté l’opposition interne a donné des preuves de rétablissement et de ténacité en tenant le 20 mai un congrès historique, organisé par l’Assemblée pour Promouvoir la Société Civile à Cuba dirigée par l’opposante Marta Béatriz Roque. Bien que le gouvernement cubain se soit abstenu de réprimer cette réunion dans un premier temps, il a par la suite déclenché une campagne de harcèlement contre les opposants de toutes tendances, y compris d’agression physiques et violentes connues comme “actes de repudio”.
Mais le plus grand triomphe du mouvement des droits de l’homme à Cuba appartient aux Dames en Blanc, groupement proamnistie qui a reçu le Prix Sakharov du Parlement Européen en 2005. Les dames en Blanc n’ont cependant pas obtenu l’autorisation de sortir de Cuba pour aller recevoir leur récompense à Strasbourg (siège du parlement européen en France).
Du Groupe des 75 opposants et journalistes incarcérés et condamnés en 2003, les journalistes Raúl Rivero et Manuel Vázquez Portal on obtenu de partir en exil après avoir été libérés pour raisons de santé.
L’année 2005 restera aussi comme celle de deux immenses pertes dans le monde culturel de l’exil : l’auteur Guillermo Cabrera Infante, décédé en février à Londres à 75 ans, et le danseur Fernando Bujones, qui est mort en novembre à Miami à 50 ans.
Agé de 46 ans, Evo Morales doit assumer la charge de président le 22 janvier, et son porte-parole Alex Contreras a dit que Morales voyagera à Cuba le 30 décembre pour rendre visite à Fidel Castro, avec lequel il tiendra une réunion « au plus haut niveau ».
Il n’a pas spécifié si il prendra part à la célébration du 47 anniversaire de la révolution cubaine, qui a lieu chaque année le 1er janvier.
Morales on a déclaré à différentes occasions être un admirateur de Castro et un grand ami du président vénézuélien Hugo Chávez.
Le gouvernement d’Evo Morales a indiqué qu’il n’acceptera pas d’autre aide économique et militaire des Etats-Unis conditionnée à la lutte contre la drogue, et il a proposé de déléguer aux forces armées ces tâches.
Une telle décision sera adoptée principalement pour des raisons de souveraineté, a informé Juan Ramón Quintana, chargé d’affaires de la transition du futur gouvernement et conseiller proche de Morales.
“La Force Spéciale de Lutte contre le Trafic de drogues (FELCN) s’est transformé en un appendice de la DEA américaine avec le risque énorme que ceci implique pour la sécurité de l’Etat ; tous les organismes et capacités institutionnelles doivent retourner au contrôle gouvernemental ”, a dit Quintana.
Il a aussi indiqué que le futur gouvernement est décidé à déléguer aux forces armées les tâches d’éradication de champs de coca illégaux.
Le voyage de Evo Morales a Cuba a bien sur une portée symbolique, et il démontre la fascination que continue d’exercer la révolution cubaine sur les leaders de la gauche sud américaine.
Le président argentin Nestor Kirchner avait lui aussi tenu à recevoir son “ami” Fidel Castro lors de son élection en mai 2003.
Toutefois l’équipe de Morales semble pour le moment faire preuve de prudence : la réaction, la semaine dernière, de la future équipe au pouvoir à une blague de mauvais goût de la radio épiscopale espagnole, témoigne de son souci de ne pas provoquer la première un conflit avec avec Washington. Se faisant passer pour le président de l’exécutif espagnol José Luis Zapatero, la radio Cope souhaitait au nouvel élu bolivien la bienvenue dans «l’axe des frères Hugo Chavez et Fidel Castro».
“Les autorités cubaines ont d’abord annoncé vouloir juger un journaliste au seul motif qu’il refusait d’abandonner son métier. Elles font savoir aujourd’hui à son avocate et à sa famille qu’il n’existe pas de dossier d’accusation le concernant. S’il n’existe aucune charge contre un homme, alors pourquoi le priver de liberté ?
A l’arbitraire d’un enfermement, que subissent également 23 autres journalistes cubains, s’ajoute ici l’absurdité d’une « procédure fantôme ». Nous demandons, encore une fois, la libération immédiate et sans condition d’Oscar Mario González Pérez et de ses collègues », a déclaré Reporters sans frontières.
Selon le site Cubanet, en date du 16 décembre 2005, l’avocate d’Oscar Mario González Pérez, Amelia Rodríguez n’a pas eu accès au dossier d’accusation de son client lorsqu’elle s’est rendue au Département technique d’investigations (DTI) de La Havane, où il est actuellement détenu. L’épouse du journaliste, Mirtha Wong, a assuré s’être entendu dire plusieurs fois par la police politique que le dossier n’existait pas.
Pourtant, le 27 juillet, soit cinq jours après son arrestation, un magistrat havanais avait notifié à Oscar Mario González Pérez qu’il serait jugé au titre de la loi 88 sur « la protection de l’indépendance nationale et de l’économie de Cuba ».
Cette loi, dont la violation peut coûter vingt ans de prison, a notamment servi à condamner les dissidents arrêtés lors de la vague répressive du printemps 2003, parmi lesquels 27 journalistes. Vingt d’entre eux sont toujours détenus et purgent des peines comprises entre 14 et 27 ans de prison.
Arrêté le 22 juillet à la veille d’une manifestation dissidente à laquelle il devait participer, Oscar Mario González Pérez a, depuis, été transféré à cinq reprises dans des geôles de la Police nationale révolutionnaire, puis de la Sécurité de l’Etat.
Agé de 61 ans, il partage une cellule insalubre de deux mètres sur trois avec trois prisonniers de droit commun et n’a droit, selon son épouse, qu’à une sortie quotidienne d’une demi-heure. Un autre journaliste, Roberto de Jésus Guerra Pérez, arrêté le 13 juillet et détenu lui aussi sans jugement, se trouve dans les locaux du DTI.
Oscar Mario González Pérez fait partie de la petite agence indépendante Grupo de Trabajo Decoro, dont trois membres arrêtés au printemps 2003, Hector Maseda Gutiérrez, Omar Moisés Ruiz Hernández et José Ubaldo Izquierdo Hernández ont été condamnés respectivement à 20, 18 et 16 ans de réclusion.
Hector Maseda Gutiérrez est l’époux de Laura Pollan, récemment récompensée avec son organisation “les dames en blanc”, par le prix Sakharov du Parelement Européen.
Reporters sans frontières, colauréat du prix avec les Dames en blanc et l’avocate nigériane Hauwa Ibrahim, demande aux autorités de La Havane d’accorder leur autorisation de sortie à Miriam Leiva, Laura Pollán, Loida Valdés, Berta Soler et Julia Nuñez.
« La Déclaration universelle des droits de l’homme stipule que tout individu a droit à la liberté de circuler, d’entrer et de sortir de son pays. Cuba est tenu de respecter ce principe en tant que pays membre des Nations unies.
D’autre part, les Dames en blanc sont déjà lauréates du prix Sakharov et leur combat a acquis reconnaissance et légitimité au plan international. Le régime aurait tort de croire qu’il occulterait cette réalité, en interdisant aux Dames en blanc de recevoir le prix. Nous demandons donc aux autorités cubaines d’accorder leur autorisation de sortie aux cinq Dames en blanc attendue à Strasbourg », a déclaré Reporters sans frontières.
Les cinq représentantes des Dames en blanc, désignées pour recevoir le prix Sakharov, devaient prendre un vol au départ de La Havane dans la nuit du 11 au 12 décembre. Elles en ont été empêchées, en l’absence d’autorisation officielle pour quitter le territoire cubain. Elles attendaient de pouvoir emprunter un autre vol dans la nuit de lundi.
« Le scandale sera beaucoup plus grand si le prix reste là-bas. Je pense qu’il est pire pour le gouvernement de ne pas nous laisser partir », a déclaré Laura Pollán, l’une des cinq Dames en blanc, citée par l’Agence France-Presse (AFP).
Le groupe des Dames en blanc a vu le jour au début de l’année 2004. Il mobilise des femmes et mères de dissidents emprisonnés depuis la vague répressive du printemps 2003. Parmi les cinq représentantes du mouvement attendues à Strasbourg, quatre sont les épouses de journalistes arrêtés à l’époque avec 23 de leurs collègues, dont 20 sont encore détenus. Miriam Leiva est la femme d’Oscar Espinosa Chepe, libéré le 29 novembre 2004 après vingt mois d’incarcération. Laura Pollán est l’épouse d’Hector Maseda Gutiérrez, du Grupo de Trabajo Decoro. Loida Valdés est la femme d’Alfredo Felipe Fuentes, de l’école de journalisme Sociedad Manuel Marquez Sterling, fondée par le correspondant de Reporters sans frontières Ricardo González Alfonso, lui aussi en prison. Julia Nuñez est l’épouse de Juan Adolfo Fernández Sainz, de l’agence Patría. Hector Maseda Gutiérrez, Alfredo Felipe Fuentes et Juan Adolfo Fernández Sainz purgent respectivement des peines de 20, 26 et 15 ans de prison.